Archives pour la catégorie prose

La parure

Parmi les grains de sable
s’Ă©rodent les coquillages
d’un collier perdu il y a des annĂ©es

le dos au soleil, rouge Ă©crevisse
mes doigts comme jadis
recueillent les crustacés morts
des flots sur la grève d’un bracelet d’or

je rentre ornée de ma nouvelle parure
c’est Ă  ce prix que tu murmures :
le miroir reflète plutôt ta nouvelle tenue
rouge Ă©carlate et les seins nus

Vacances

Grande nouvelle ! Enfin, des vacances, je travaille avec plaisir ; je me repose avec entrain.
Un paysage choisit de vagues, de sable et de soleil en complice m’attend dans les contrées de l’Ouest. Les vents au parfum délicat de l’océan me saouleront. Le ronronnement des vagues bercées s’échoueront sur mes pieds. Je m’abandonnerai à la nature d’été.
Les soirées sous le voile noir parsemé d’étoiles où la lune accrochée dissimule la plénitude de l’instant, me feront oublier la folie urbaine des moteurs. Quant à l’écriture, les doigts imbibés d’encre, ils se reposeront dans l’ancien moi.
Le nouveau moi, revigoré de la jeunesse de la famille éclatera avec les coquelicots à mon retour par le chemin de fer dans une semaine.
Ă€ BientĂ´t.

Mystérieux

La lumière naît ailleurs
Après le chagrin des abîmes,
Dans les longues colonnes de Douglas
Qui esquissent les remparts,
Et
L’eau nouvelle jaillit ailleurs,
Après des joies enfantines,
Sous les longues colonnes de Douglas,
Qui creusent leurs départs,
Et
Les années s’y perdent encore,
Sur les chemins qu’oppriment,
La hache sur les colonnes de Douglas
Dans la brume des soirs,
Et
Les ailes blessées y jouent dans leur mort
Leurs années d’Âme dans la résine
Dans les longues colonnes de Douglas,
Dans la fenĂŞtre ou le miroir,
Et
Sur le dos
Les Ă©toiles
Les Douglas
Et le vent.