Au fond de l’inconnu

Je plonge dans le noir, la lumière dissimulĂ©e derrière mon ĂŞtre, je pose un pied dans le vide et ma main cherche Ă  tâtons quelque chose de nouveau. Le trop connu, j’en connais tous les aspects, du chic au vulgaire, mais du risque… Une question d’ambiance et d’adrĂ©naline vers cet inconnu…

De sueur et de courage, je m’éloignais d’ici,
D’un gué à peine plus large qu’un écart de botte,
Vêtue d’une chemise de bure, dissimulant le mystère,
Ma main effleura une vague d’océan de sanglots,
De la fontaine d’Aganippe, poussée, il m’y noya,

À tâtons, le dard d’une rose me fit pousser un cri,
Du sang sur la neige, de la peur, la tremblote,
La curiosité m’étreint, une épreuve amère,
Qui m’évide et recueille mon amour dans un broc ?
Dans l’obscurité à ronfler, un roi m’enleva,

L’inconnu folâtrait ses braises, un feu rugit,
D’une pensée lumineuse, des vagues chuchotent,
En équilibre sur un fil, il m’envoya dans l’air,
Insouciante, invincible, je tenais le flambeau,
Dans les jardins miroirs, son âme se pâma,

Un sursaut de courage me fit saisir ceci,
Voûte d’azur à peine voilé sur la grotte,
Les talons à la main, le sac en bandoulière,
Ma main effleura le nuage, il n’était qu’eau,
Je traversais le ciel, qui n’était que drap…

Laisser un commentaire