8-.Christiane et Pôlette – (l’enlèvement)

Plus rien ne bouge. Tout est enfin devenu calme. J’avais les bras emmêlés avec ceux de Pôlette. Nous avions terriblement mal partout, surtout à la mâchoire. Nous serrions si fort les dents pour ne pas crier, hurler notre peur. Nous nous étions jetés sous le chariot en plein milieu de la cours. Personne ne nous prêtait attention. La cloche retentissait violemment, signalant l’alerte aux pirates. À grand coup de bras, ils dérobaient tout sur leur passage. Nous avions plongé toutes les deux dans la boue. « Ça sent pas bon. C’est tout un… je crois que c’est du purin. »
Au cœur du village, sur la grand-place, nous étions venues là comme toujours accompagnées d’Éliane.