2-.À propos de l’auteur

le livre sur l'étagère 
Son fil conducteur semble être une parole, un objet de la journée, mais aussi, tout et rien. Elle écoute un album et les mots se couchent seuls sous ses doigts. Pas de musique, pas de ligne. Personne ne fera la différence demain. Elle ne cherche pas la gloire sous les applaudissements, portant ses lèvres à une coupe et se mirant dans une médaille. Elle joue avec les mots, sans sa voix, elle traduit vos défaillances, elle transpose vos pensées. C’est extraordinaire, comme elle se délecte de vos discours, exhorte vos dithyrambes sur la toile. Avec la même franchise, elle exhale de l’encre la tristesse ou le bonheur de vos lamentations. Toute la journée, elle tape des lettres de l’alphabet qui finissent par faire des textes. Elle griffonne des nouvelles ; des pages de l’ordinateur tombent les unes derrière les autres, des pages noircies comme des partitions, des pages blanches oubliées, des pages écorchées du passé, des pages solitaires. Elle n’est pas musicienne. Elle fredonne « la la la » sans pratiquer. Elle auditionne toutes les musiques avec ou sans instrument. Elle écoute et elle écrit des histoires sur les symphonies, cela va du conte pour enfants, à la page sensuelle pour adulte. Elle a besoin de ce contact entre la plume et ses oreilles, entre les deux tiraillées, une vraie caresse des sens, la musique infiltre son corps, lui poignarde le cœur et ressort au bout de ses doigts. Elle vagabonde entre l’enfer, les planètes et le paradis cherchant sa quête du bonheur.
Le cœur est sensible, et la musique intemporelle sert à apaiser les âmes meurtries. Alors créez, créez les musiciens…
 
Dans une révérence et un léger fléchissement de genoux, Danielle se voûte jusqu’à terre, cédant sa place… « Après vous ».